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Ayant appris de la part d'Alain Solé, prisonnier politique breton détenu à La Santé, la façon dont deux personnes avaient tenté de lui faire faire un test ADN sans lui donner aucune justification, son avocate, Me Isabelle Coutant (Peyre) a envoyé aussitôt au procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris la lettre d'Alain avec son propre commentaire dont voici un extrait :
"(...) Outre ce qu'il explique dans sa lettre et rend parfaitement légitime son refus, il s'avère qu' [Alain Solé] a déjà fait l'objet de prélèvements d'échantillons pour identification d'ADN dans le cadre de l'enquête judiciaire liée aux deux procédures concernant les procédures contre l'ARB (...).
Cette mesure de prélèvement qui porte atteinte à l'intégrité physique, garantie par l'article 7 du Pacte international des droits civils et politiques (PIDCP) et l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'Homme, ne saurait être répétée de manière vexatoire, au prétexte qu'une personne se trouve détenue sous la garde du service public pénitentiaire.
Les méthodes employées rappellent les conditions dans lesquelles étaient traitées les populations africaines avant d'être expédiées pour l'esclavage. Ce n'est plus tolérable, si ce ne le fut jamais. (...)"
Skoazell Vreizh 17/06/04
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