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Vendredi 9 juillet, après des semaines de reports, la juge d'application des peines acceptait la demande de mise en liberté d'Alain Solé, prisonnier politique breton incarcéré depuis quatre ans et dix mois, condamné à six ans de détention en mars dernier.
Le même jour, le parquet faisait appel de cette décision, ce qui annule la sortie d'Alain Solé prévue pour le lundi 12 juillet.
Alain Solé, diabétique insulino-dépendant, victime de graves troubles cardiaques, a débuté lundi 19 juillet une grève totale des soins, afin d'obtenir son transfert à Nantes à défaut d'être libéré.
Alain Solé est en danger. Et c'est l'Etat français qui en est responsable, pour s'être opposé, par le biais des magistrats, à sa libération alors que n'importe quel délinquant "classique" serait en liberté depuis longtemps suite à une condamnation semblable.
L'acharnement de l'Etat français contre Alain Solé doit être connu par les citoyens soucieux des droits de l'Homme.
Le problème est que pour l'Etat français, un militant culturel ou politique breton ne semble pas être un "Homme".
Skoazell Vreizh prend acte de la décision d'Alain Solé et demande fermement à l'Etat français d'assumer sa responsabilité, quoi qu'il arrive dans les jours qui viennent.
Pêr Loquet
Président de Skoazell Vreizh
Guérande, 20 juillet 2004
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