Comité de soutien aux familles de détenus politiques bretons SKOAZELL VREIZH  /  SECOURS BRETON
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Comité de soutien aux familles de détenus politiques bretons
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« l'association Skoazell Vreizh est un comité de soutien aux familles des détenus
et des personnes mises en examen pour des motifs politiques bretons, personnes impliquées dans des actes
de résistance à la politique d'assimilation et d'intégration de l'Etat français en Bretagne »
 
 
 
Refus de test ADN: deux prisonnières politiques relaxées

Deux prisonnières politiques basques comparaissaient jeudi 22 avril devant le tribunal correctionnel de Rennes pour avoir refusé de se plier au test ADN le 3 juin 2003, alors qu'elles étaient toutes deux détenues à la centrale des femmes de Rennes. Elles avaient ensuite été transférées, l'une à Joux la Ville, l'autre à Bapaume.

Juli Morena Macuso, accusée d'actions criminelles, a été condamnée en 2002 par la cour d'assises spéciale de Paris à 12 ans de réclusion criminelle. Belen Gonzalez Penalba, elle, avait été jugée en 2001 pour des délits par le tribunal correctionnel de Paris qui l'avait condamnée à 8 ans d'emprisonnement. Contre ces deux militantes, qu'elle présente comme "des détenues que l'on appelle entre guillemets basques", la procureure de la République a demandé un an de prison pour Juli, dix mois pour Belen. "Leur refus s'inscrit clairement dans une démarche politique. Dans le domaine des tests ADN, l'enjeu national et international est trop important pour faire preuve de tolérance."

Maritxu Paullus Bazurko, avocate des deux Basques, a démontré la nécessité pour le tribunal de Rennes de relaxer ses deux clientes. En ce qui concerne Belen Gonzalez Penalba, c'est par erreur que le policier intervenu pour lui faire effectuer le test ADN a considéré qu'elle avait été accusée de crime. Or le décret d'application de la loi sur l'ADN en ce qui concerne les délits n'est pas encore valable. Pour Juli Moreno Macuso, deux raisons existent : d'une part la citation à comparaître évoque une condamnation par le tribunal correctionnel au lieu de la cour d'assises, d'autre part la demande a été faite plus de six mois après sa condamnation, donc dans un délai illégal.

Le tribunal a passé une heure à délibérer avant de rendre sa conclusion : relaxe pour les deux prévenues, "les réquisitions ayant eu lieu hors délais par rapport au caractère définitif des condamnations".

Annick Lagadec

Skoazell Vreizh : 22/04/2004



   
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