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Le prisonnier politique breton Alain Solé, en attente de la décision de la justice française quant à sa libération conditionnelle, vient d'être l'objet d'une incorrection totale de la part de fonctionnaires. Voici l'information qu'il a envoyée à son avocate, Me Isabelle Coutant Peyre, qui nous précise qu'Alain avait déjà fait l'objet d'un prélèvement ADN au cours de la procédure d'enquête...
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Chère Maître,
Ce jour, mardi 15 juin 04, à 10 h 30, deux personnes m'ont convoqué afin de prélever des échantillons pour ADN.
Ces deux personnes ne se sont pas présentées officiellement (police? justice?) et ne m'ont pas fourni de document tel un acte de procédure ou un ordre de mission émanant de l'avocat général.
Cette incompréhension et ma méfiance à ces égards m'ont mis dans le doute et j'ai donc naturellement refusé de m'y soumettre.
Je sais que la prison est une zone de non droit mais il est irrespectueux de considérer les détenus comme de vulgaires individus auxquels s'applique une autorité arbitraire.
Si j'étais libre, ces personnes se seraient présentées, d'une part, avec leurs fonctions et l'ordre officiel du Parquet à mon domicile et avec les politesses d'usage.
Toutefois, si je dois me soumettre à cet acte conformément à un texte de loi l'exigeant, je le ferai seulement avisé par les documents officiels ainsi que de la fonction des personnes en charge d'exécuter cette mission judiciaire ou policière. (...)
A. Solé
15 juin 2004
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