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Très peu de temps après le vol des explosifs de Plévin, qui avait eu lieu le 28 septembre 1999, les enquêteurs se retrouvaient à Idron, dans les Pyrénées Atlantiques, non loin de Pau, pour surveiller une villa louée à des Basques par un cultivateur local. Et dès le départ, l’information qui circulait expliquait que c’est le propriétaire de cette villa qui avait alerté les gendarmes, après avoir vu le camion transportant les explosifs de Plévin, suite à quoi les gendarmes avaient eux-mêmes prévenu les enquêteurs. Lors de son témoignage de la veille, le policier Le Bourcicault avait confirmé ce rôle du propriétaire.
C’est ce propriétaire qui ce matin est venu témoigner, et curieusement, rien n’est plus aussi évident. En bafouillant de façon assez lamentable, il ne se souvenait de rien ou presque, si ce n’est d’une chose : il n’avait pas averti les gendarmes. Et le reste de ses interventions débouche sur un certain nombre de contradictions avec les témoignages rédigés lors de l’enquête.
Plus crédible dans son récit de la surveillance de la villa, le témoignage du commissaire principal de la police de Pau a évoqué l’intervention de plusieurs voitures et de plusieurs personnes, dont certaines n’ont pas été arrêtées.
Depuis le début des témoignages concrets, le président de la Cour d’assises annonce régulièrement « On verra cela plus tard », ce qui ne facilite pas toujours la compréhension des récits.
L’après-midi a connu une audience nettement raccourcie. Le thème en était en principe le témoignage des accusés basques sur la présence à Idron, mais ce qui a essentiellement été entendu est le monologue du président de la Cour d’assise reprenant les témoignages rédigés lors de l’instruction. Les Basques sont très peu intervenus. L’audience s’est donc terminée vers 17 h 30.
Lors de l’audience de mardi 7 juin, le président de la Cour d’assise avait signalé une lettre recommandée reçue de la part de SOS-Attentats, qui se présente comme le défenseur des personnes victimes d’attentats, pour confirmer sa présence en tant que partie civile dans ce procès. Aujourd’hui, l’avocat breton Me Yann Choucq a déposé une demande de récusation de cette association. La décision fera l’objet d’un délibéré.
Prochaine audience : jeudi 9 juin, 10 h. Elle sera encore principalement consacrée aux accusés basques avec des témoins d’accusation.
Skoazell Vreizh : 08/06/2005
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