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Après les réquisitions plus que sévères de l'avocat général en date du lundi 27, les avocats des accusés bretons ont entamé leurs plaidoiries en mettant en avant le manque de preuves concrètes correspondant à ces accusations. Un exemple typique: si Bertrand Grimault a discuté, dîné et dormi auprès des Basques hébergés à Lorient, rien d'autre ne permet de considérer qu'il appartient à une équipe préparant le vol de Plévin. Dans le même ordre d'idée, la participation de certains des accusés aux actions de l'ARB a peut-être existée en tant que telle, et pour cela ils ont été condamnés l'année dernière. Mais rien ne permet de prouver qu'ils étaient au courant du rapport entre l'affaire de Plévin et la récupération des explosifs qui leur ont été fournis.
Et comment peut-on croire que les accusés bretons Riou, Grall et Grimault étaient en clandestinité avec les Basques venus à Lorient lorsque l'on se rend compte que l'un est venu avec une voiture rouge et décorée de symboles bretons, que le café où ils se trouvaient était à proximité immédiate de la police lorientaise...
La logique suivant cette absence de preuve d'accusation doit donc se traduire par des acquittements et au pire des confusions de peines avec celles de l'année dernière. Ce que demandent les avocats successivement.
Suite et fin des plaidoiries demain mercredi 29 juin, suivies en principe du verdict en fin de soirée.
Skoazell Vreizh : 28/06/2005
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