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La journée s’annonçait très technique et sans doute pleine de questions et d’informations complémentaires sur l’ensemble des témoignages entendus depuis le début du procès de Plévin, puisque cette journée était consacrée aux experts. Concrètement, il n’y a eu en fait pratiquement pas de questions…
Le record a été celui de la matinée, où l’expert d’empreintes n’a apporté aucun élément nouveau, confirmant simplement la présence des Basques déjà impliqués à Idron, à Pornic et chez Le Faucheux à Lorient. L’audience matinale a duré une demi-heure…
Cet après-midi a été un peu plus long, avec un démarrage à 15 h 30, jusqu’à 19 h. Les personnes présentes au procès s’interrogent depuis longtemps sur l’organisation de ces audiences sur un mois complet, mais dans des journées souvent courtes, parfois très courtes. Alors que les accusés en liberté et les avocats viennent pour la plupart de centaines de kilomètres de Paris, ce qui implique un coût d’hébergement à Paris pour tous, et une absence de travail pour les accusés. Mais une autre question se pose également en cette période proche de la canicule : comment les accusés détenus vivent-ils ces heures d’attente dans le site de détention du palais de justice parisien connu pour son manque de confort ?
Cet après-midi est venu l’expert en matière d’armes. A part le fait que les armes découvertes chez Gérard Bernard sans rapport avec l’affaire de Plévin ne fonctionnent pratiquement pas, peu d’informations lui sont dues. Et pas plus au graphologue qui n’est pas venu : le président a lu un rapport assez peu compréhensible et qui n’a provoqué aucune question non plus.
Plus intéressants, les tests ADN. Selon les explications de l’expert présent, certains de ces tests peuvent être très fiables s’il existe des traces suffisantes… ce qui n’était pas le cas dans la recherche du dossier de Plévin. Des verres, des mégots ont été examinés, la seule nouveauté serait l’éventuelle trace d’un Basque à Idron.
Sont venus ensuite les examens psychiatriques de certains des accusés relevant de la cour d’assise. Tous sont « normaux »…
Au total, ces expertises ne semblent avoir rien apporté par rapport aux témoignages déjà connus dans ce dossier.
Demain, c’est l’expertise des explosifs qui sera évoquée, ce qui devrait être plus intéressant.
Prochaine audience : vendredi 24 juin, 10 h.
Skoazell Vreizh : 23/06/2005
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