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Avec l’audition de Kristian Georgeault et des témoins le concernant lors de l’audience de ce jour à la Cour d’assises spéciale de Paris, le procès du vol des explosifs de Plévin a mis fin aux explications des accusés, il sera consacré à partir de demain aux experts.
Kristian Georgeault a été lourdement condamné au procès de l’ARB de mars 2004 à onze ans de détention. Lors de ce procès, il avait reconnu son appartenance à l’ARB et admis ses responsabilités par rapport à certains de ses co-accusés.
Accusé dans ce second procès d’avoir détenu et transmis à d’autres membres de l’ARB des explosifs volés à Plévin, Kristian Georgeault assure n’avoir posé aucune question sur leur provenance et ignorer leur rapport avec le vol. Une fois de plus, au cours de ce procès, la Cour d’assise doit juger un accusé « jugé pour les mêmes faits que lors du procès de 2004, dans une qualification juridique différente », pour reprendre la formule de son avocat Me Tcholakian.
L’audience a permis à ce militant le plus lourdement condamné l’année dernière d’expliquer son engagement pour la Bretagne. Sa compagne Mireille, très bouleversée lors d’une garde à vue plus que pénible au même moment que l’arrestation de son mari, et sa fille Solenn, placée deux mois en détention et acquittée au procès 2004, sont venues témoigner de la personnalité attachante de Kristian Georgeault.
Plus délicat a été un autre témoignage, celui du bistrotier d’An Distro dans le pays fougerais. Il a confirmé ce qu’il avait déclaré voici cinq ans face à la police, affirmant qu’Alan Solé, autre accusé breton, avait raconté sa participation au vol de Plévin, avec des Basques. Non seulement Alan Solé dément avoir participé à cette action, mais il nie également en avoir jamais parlé avec ce patron du café que le groupe de Fougères fréquentait régulièrement.
Prochaine audience jeudi 23 juin, 10 h. Témoignages des experts.
Skoazell Vreizh : 22/06/2005
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