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Est-il logique de vouloir condamner quelqu’un pour avoir au même moment reçu des explosifs puis les avoir utilisés ? Logiquement, cela ne paraît pas évident. Juridiquement, il s’agit d’une part du recel, de l’autre de la détention, donc de deux accusations théoriquement différentes. Ce qui explique la présence de Paskal Laizé et Stefan Philippe dans ce procès de Plévin, alors qu’ils ont été condamnés pour des faits similaires l’année dernière au procès de l’ARB. Ce que l’avocat Me Choucq a bien mis en évidence.
Pour l’accusation, l’important est surtout d’insister sur le fait que c’était Kristian Georgeault, condamné à onze ans de détention l’année dernière, qui « dirigeait » les deux hommes, et donc renforcer ses responsabilités.
Pendant cette matinée consacrée à ces deux militants bretons, de nombreuses contradictions ont été mises en avant par le président pour leurs déclarations successives lors de leur mise en détention et au procès. Et une fois de plus, il a été bien mis en avant les affirmations de certains témoins assurant leur goût pour les boissons.
Cet après-midi, un témoin basque est venu mettre l’accent sur la torture courante dans l’Etat espagnol. Beria Marxelo Otamendi, sait de quoi il parle : il a été douloureusement torturé. Son long discours est toutefois apparu comme un dialogue de sourd, les magistrats français ne se sentant pas concernés par cela.
La prochaine audience aura lieu mardi 21 juin à 13 h, avec l’interrogatoire d’Arno Vannier.
Skoazell Vreizh : 20/06/2005
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