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La deuxième journée du procès basco-breton de Plévin a été entièrement consacrée à la lecture de l'ordonnance
de mise en accusation des dix Bretons et cinq Basques. Une lecture en deux voix monocordes, par deux huissières
qui se relaient pour lire mot par mot '48 pages, soit 20 pages par heure. Un moment obligatoire conformément à la loi,
mais sans réel intérêt pour les magistrats, les avocats et surtout les accusés qui ont déjà lu et relu ces textes
juridiques pas toujours très compréhensibles pour les visiteurs très peu nombreux en ce jour dans la salle de
la cour d'assise spéciale de Paris.
La matinée a commencé par l'expulsion de la salle de deux visiteurs bretons qui avaient refusé de se lever à l'entrée
du président de la cour d'assise.
Une partie de la matinée a été consacrée par les personnes présentes à la lecture des articles parus dans différents
journaux sur l'ouverture du procès. Et notamment celui de Libération qui affirme que Paskal Laizé
a « déjà été condamné dans l'attentat de Quevert », ce qui est ambigu par rapport à la réalité :
Pascal Laizé a été acquitté, comme trois autres accusés du procès de 2004, pour l'attentat de Quévert et
n'a été condamné que par rapport à des explosifs en dehors de cet attentat. Mais plus scandaleux encore,
l'accroche de l'article, en plus gros caractère et en rouge, indique que Paskal Laizé a « déjà été condamné
pour l'attentat de Quévert ».
A la fin de cette journée d'audience, à 18 h 45, la lecture n'était pas terminée. Elle reprendra donc à la
prochaine audience, mardi prochain à partir de 9 h. Et ce n'est qu'après qu'entreront réellement en place
les témoignages d'accusation et de défense sur les accusations portées contre les quinze accusés présents.
Skoazell Vreizh : 03/06/2005
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