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Le 2 juin 2004, la vice-présidente chargée de l'application des peines au Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son jugement suite à la demande de libération conditionnelle du prisonnier politique breton Alain Solé:
la décision est ajournée au 7 juillet 2004 "pour expertise médicale et enquête en application de l'article D526 du code de procédure pénale".( Cet article précise la manière dont procèdent les magistrats ).
Actuellement détenu à la maison d'arrêt de la Santé, Alain Solé, incarcéré le 4 octobre 1999, a été condamné le 26 mars 2004 à 6 ans de réclusion criminelle. Sa demande de libération conditionnelle a été déposée le 7 avril 2004 par son avocate, Mr Isabelle Coutant-Peyre.
Le dossier déposé fait état de plusieurs expertises médicales prouvant la gravité de l'état de santé d'Alain Solé, atteint de diabète insulino-dépendant avec complications cardiaques. En outre, Alain Solé dispose d'un hébergement en Loire-Atlantique et de la possibilité de travailler dans le secteur de l'imprimerie.
Mais ce qui freine l'acceptation de sa libération, c'est, selon les motifs indiqués par la magistrate en charge du dossier, le fait que "l'intéressé a été condamné pour des actes en relation avec le terrorisme qui ont gravement troublé l'ordre public" et que "la condamnation est très récente", que "Monsieur Solé indique lors du débat contradictoire qu'il conteste les faits pour lesquels il a été condamné, précisant qu'il est plus un militant culturel que politique, qu'en outre il est renvoyé devant la cours d'assises pour des causes de même nature."
Précisons que pour ce second procès, Alain Solé est depuis plusieurs années "remis en liberté".
Compte tenu de ces divers arguments, la vice-présidente estime donc nécessaire de "procéder à des investigations d'ordre médical et demander un avis à M. le procureur de Nantes".
Skoazell Vreizh, 02/06/2004
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