Neuf Bretons sont actuellement détenus dans les prisons de la région parisienne,
à Paris-La Santé, Fresnes, Fleury-Mérogis, Villepinte et Bois d’Arcy, inculpés
pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”, en
l’occurrence l’Armée Révolutionnaire Bretonne.
Le droit français prévoit que tout délit doit être jugé dans le secteur
administratif où il a été commis. Exception faite pour les affaires relevant
de “l’antiterrorisme”, placées hors la loi générale par des lois de 1986 (“lois Pasqua”).
Ces affaires sont confiées à des juges d’instruction spécialisés siègeant à
Paris, et jugées par des magistrats également parisiens. Les inculpés sont
donc systématiquement incarcérés en Région Parisienne, et, de plus, volontairement
dispersés (de même que les Corses ou les Basques), de façon à ne pas communiquer
entre eux, moyen supplémentaire, pour la justice française, de briser leur moral
et leur volonté de se défendre.
Tous les prisonniers politiques bretons ont des familles : compagnes, enfants,
parents, vivant en Bretagne. Pour une demi-heure ou 3/4 d’heure de visite,
ceux-ci doivent effectuer des centaines de kilomètres en train ou en voiture,
sans compter les déplacements en Région Parisienne: il est presque aussi long
d’aller en RER de la gare Montparnasse à Villepinte ou Bois d’Arcy que de Rennes
à Paris en TGV ! Ces déplacements fatigants sont en outre très coûteux.
La prison est en soi une épreuve suffisamment pénible pour ne pas pénaliser en
plus les proches des inculpés.
Nous exigeons donc que les prisonniers politiques bretons soient regroupés et
transférés en Bretagne dans l’attente de la fin d’une détention “provisoire” qui
n’a déjà que trop duré: bientôt un an pour les premiers incarcérés, alors que les
juges ne les convoquent que très rarement.
Nous appelons tous les Bretons, tous les hommes et femmes attachés au respect des
droits de l’Homme, sans préjuger de leur position quant aux faits reprochés aux prisonniers
politiques, à intervenir dans la mesure de leurs possibilités auprès des autorités
françaises pour obtenir ce rapprochement. Notamment en reproduisant, en signant et
en diffusant cette pétition, à retourner dès que possible à Skoazell Vreizh.
A MME ELISABETH GUIGOU, MINISTRE DE LA JUSTICE,
M. JACQUES CHIRAC, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
M. LIONEL JOSPIN, PREMIER MINISTRE,
M. DANIEL VAILLANT, MINISTRE DE L’INTERIEUR
Un détenu est un être humain à part entière. A ce titre, il a droit aux visites et au
soutien de sa famille et de ses amis. Ce qui n’est pas possible dans les conditions actuelles
d’incarcération des prisonniers politiques bretons, dispersés dans les prisons parisiennes.
Nous exigeons leur regroupement et leur transfert dans l’un des cinq départements bretons,
en attendant la fin de leur détention “provisoire” exceptionnellement longue.
| Nom, Prénom |
Ville |
Signature |
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Pétition à retourner à Skoazell Vreizh
Feunteun Wenn, 3 straed Aristide Briand, 44350 Gwenrann
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