Les prisonniers écrivent à Skoazell Vreizh
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Paskal Laizé : Menaces sur la famille
J'ai été arrêté le 2 mai à Fougères. Aussitôt, il y a eu perquisition dans mon domicile, à côté de la
maison où réside ma grand-mère. Pendant tout ce temps, j'étais menotté, alors qu'actuellement je ne peux me
déplacer qu'à l'aide d'une béquille, Suite à un accident de voiture, en septembre 1999, j'ai eu les deux rotules
cassées, dont une grièvement. Les policiers ont dit à ma grand-mère que c'était la dernière fois quelle me
voyait, car j'allais prendre perpète. J'ai été conduit au SRPJ de Rennes, où j'ai été interrogé jusqu'au petit matin.
Ves 7 heures, alors que je n'avais pas réussi à dormir nous sommes repartis chez ma grand-mère pour une seconde
perquisition, avec un chien. Ils tenaient des propos menaçants envers moi et ma grand-mère, je suis intervenu
auprès d'un lieutenant de la DNAT pour qu'ils aient un peu plus de respect envers ma grand-mère.
Ensuite, perquisition de mon véhicule et retour à Rennes pour des interrogatoires. En fin d'après-midi,
nous sommes allés à l'aéroport pour prendre trois experts de la recherche scientifique de Toulouse, et troisième
perquisition chez ma grand-mère, du sol au plafond, puis encore de mon véhicule. Interrogatoire à la PJ jusqu'à
minuit et demi, retour en cellule, et vers 3 heures, nouvel interrogatoire. Vers 6 h 30, retour en cellule,
et vers 8 h-8 h 30, ils sont revenus me chercher pour m'interroger. Ils mont insulté, m'ont dit que mes enfants
apprendraient par les medias que je suis un criminel... Ils m'ont menacé de placer ma grand-mère en garde à vue
ainsi que mon ex-femme, et ainsi les enfants seraient placés à la Ddass.
Pendant quatre jours, je n'ai pu ni me laver, ni me coiffer alors que je porte les cheveux longs.
Je n'ai pas dormi plus de 8 ou 9 heures.
A La Santé, j'ai demandé à suivre mon traitement de kinésithérapie, mais j'attends toujours...
Paris, mai 2000
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