manifestation pour la libération des prisonniers politiques bretons
Beaucoup de bruit, beaucoup de gwenn ha du et quelques pétards lorsque la manifestation est passée devant
l'hôtel de police, gardé par des maîtres-chiens. 700 personnes sont venues à Rennes, le samedi 11 mars, manifester pour la
libération des prisonniers politiques bretons. A noter que l'on a pu voir dans le défilé des militants d'Emgann bien
sûr, de Pobl, qui avait appelé à manifester dès le premier jour, mais aussi de l'UDB qui avait lancé également un appel.
C'est la Commission anti-répression qui avait organisé la manif, et l'un de ses représentants a lu une déclaration avant
son départ :
« (...) Il nous paraît important de rappeler, contrairement à ce que disent certains, que (les
prisonniers politiques bretons) sont soutenus ici en Bretagne (...).»
«Nous n'acceptons pas le sort qui est réservé à nos cinq camarades ! Nous exigeons leur relaxe
immédiate ! Ils n'ont rien à faire en prison ! (...) Pendant ce temps-là, ceux qui sont responsables de la destruction
et de la pollution de nos côtes sont en liberté. Pendant ce temps-là, ceux qui organisent la mort de la langue bretonne
après de belles promesses sont en liberté. Pendant ce temps-là, ceux qui font subir aux travailleurs bretons licenciements,
précarité, flexibilité sont en liberté.(...).»
«Au delà de nos différences, au delà de nos divergences d'analyse à propos du recours à des actions
illégales aux yeux de la prétendue justice française, force est de constater que ceux et celles qui font le choix de
l'action illégale en Bretagne le font pour exposer et mettre en évidence des problèmes politiques et des déficiences
démocratiques. Un gouvernement, un Etat prétendument démocratique se devraient de répondre sur le même terrain, c'est-à-dire
sur le terrain politique et sûrement pas en incarcérant des Bretons bien connus pour leur engagement dans la vie démocratique
en Bretagne.»
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