HOSPITALITÉ BRETAGNE-EUSKADI : réfugié basque en procès contre son extradition
Hébergé en Bretagne depuis 1897, arrêté à Pontivy (56) le 12/02/1996 et condamné lors du procès du 29 juin 1998 à 7 ans de prison ferme (réduits à 6 en appel) et à 10 ans d’interdiction de séjour sur le territoire français, Iñaki ETXEBERRIA-MARTIN, 35 ans, fait l’objet de 3 demandes d’extradition vers l’Espagne :
la 1ère, datée du 10/03/96, pour participation à un attentat (qui n'a jamais eu lieu) à Madrid le 23/02/92, qui est basée sur la comparaison graphologique de la photocopie d'une note manuscrite rédigée en basque en lettres cursives et sa demande de carte d'Identité rédigée 15 ans auparavant en capitales d'imprimerie.
la 2ème, en date du 01/10/96, pour participation à l'attentat du 06/02/92 à Madrid, qui est basée sur les aveux qu'auraient fait 2 militants de l'ETA torturés après avoir été arrêtés au volant d'une voiture volée chargée d'explosifs, bien que le nom d'Inaki ne figure sur aucun document officiel de leur procès.
la 3ème, datée du 07/08/97, pour avoir participé au commando Madrid de 1991 à 1994, qui est basée sur la découverte en décembre 96 d'une de ses empreintes digitales sur une notice de poste de télévision trouvée au domicile d'une allemande arrêtée dans le sud de la France en novembre 1996 pour avoir eu des contacts avec des basques de L'ETA et qui avait occupé un appartement à Madrid de 1991 à 1994.
En 1999, une pétition adressée au 1er Ministre par la Ligue des Droits de l’Homme, le M.R.A.P, l’A.C.A.T et l’Observatoire International des Prisons a reçu 850 signatures. Détenu depuis le 16/02/96 à la M.A.H de Fresnes, il s'est marié en prison le 26/02/98 avec la fille de son hébergeant breton et étudie la botanique et la biologie des plantes en vue d'en faire sa profession. Il a été transféré en juin 1999 au Centre de Détention de Chateaudun, route d’Orléans, 28205 CHATEAUDUN cedex, sous le n° d’écrou 5252 J.
En procès contre son extradition (Conseil d’Etat et bientôt Cour Européenne des Droits de l’Homme), il est défendu par Me Comte, du barreau de Paris avec le soutien moral et financier de SKOAZELL VREIZH.