|
EDITO : Vous pouvez tous agir
 
Il y a aujourd'hui dix prisonniers politiques bretons en prison. Pour autant que nous connaissions leurs dossiers, aucun n'est directement considéré comme responsable de l'attentat mortel de Quévert. On leur reproche d'avoir participé de près ou de loin au vol des explosifs de Plévin et à diverses actions attribuées à l'ARB ces dernières années. Cela fait maintenant plus d'un an que certains sont incarcérés en Région Parisienne, à des centaines de kilomètres de leurs familles et de leurs amis. Trois d'entre eux sont gravement malades et ne reçoivent pas les soins médicaux indispensables. Et pourtant, les juges d'instruction en charge de ces dossiers ne les convoquent que tous les trois, quatre mois ou plus, parfois simplement pour leur signifier la prolongation de leur détention "provisoire".
Que pouvons-nous faire pour eux?
Tout d'abord, participer, aussi modestement que ce soit, aux efforts financiers de Skoazell Vreizh. En un an, ce sont 500 000 F qui ont été engloutis dans ces affaires, sous forme d'honoraires d'avocats, de pécule envoyé aux détenus, d'aide directe aux familles, de frais divers.
Vous pouvez aussi participer financièrement au Noël des enfants de prisonniers. Ils sont une vingtaine qui passeront sans doute les fêtes sans leur père, pour certains ce sera la deuxième année.
Les aider, c'est aussi signer et diffuser la pétition pour le rapprochement des prisonniers (à demander à Kannadig, aux comités locaux, à la Carb, directement ou via les sites internet).
Vous pouvez enfin leur écrire régulièrement, les appeler le vendredi soir sur Radio Bro, soutenir les grévistes de la faim.
Que la justice suive son cours, elle est faite pour cela. Mais nous ne pouvons accepter des lois d'exception qui pénalisent nos compatriotes et leurs familles plus qu'ils ne le seraient si les délits qui leur sont reprochés ne touchaient pas au domaine politique. La France ne leur reconnaît pas ce statut, et pourtant elle l'applique de facto. C'est pourquoi nous devons tous leur témoigner de notre solidarité, sans faiblesse.
La Rédaction
|