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EDITO : Les prisonniers bretons doivent revenir à la maison
 
Depuis déjà un an, des militants bretons sont incarcérés en Région Parisienne. Pour leurs familles, pour leurs
amis, une année de visites fatigantes et coûteuses, en voiture ou en train, métro, RER, bus, pour une pauvre
petite heure - grand maximum - de rencontre dans un parloir minuscule. Pour leurs enfants, une année sans
toujours très bien comprendre pourquoi leur père n’est plus auprès d’eux. L’un des prisonniers ne connaît pas
encore son enfant, née début juillet.
Depuis déjà un an, des hommes, des pères de famille tournent en rond dans
des prisons dont on connaît les conditions déplorables de vie.
Pendant ce temps-là, les juges prennent leur temps. Rien ne les presse. On ne connaît
toujours pas la vérité sur l’affaire de Plévin, on ne sait pas non plus qui est responsable de l’attentat
de Quévert, malgré le tapage médiatique qui a suivi. Et apparemment, la présence des neufs Bretons embastillés
n’est pas d’une importance fondamentale pour les magistrats, puisqu’ils ne les entendent que très rarement.
Mais qu’importe? Ils sont là, parqués, stockés, à leur disposition, loin des leurs. Les difficultés financières
et psychologiques des compagnes, la détresse des enfants, des parents... ce n’est vraiment pas le problème des juges.
Pourtant, presque tous ces hommes ayant des charges de famille, un logement, du travail, il est
peu probable qu’ils prendraient le maquis s’ils étaient enfin remis en liberté jusqu’à leur éventuel procès,
comme le veut la loi... en principe.
Pour la rentrée scolaire, Skoazell Vreizh a aidé les familles ayant des enfants d’âge scolaire
par un chèque de 500 F à chacun. L’association a agi de la même façon lors de la naissance d’une fille au
foyer d’un prisonnier politique breton. Ce qui ne peut se faire que grâce à vos dons. Encore et toujours.
Il existe une autre façon d’aider les familles, c’est de signer et de diffuser la pétition pour
le regroupement et le rapprochement des prisonniers politiques bretons que vous trouverez jointe à ce Kannadig.
En gardant à l’esprit que la vraie justice serait la remise en liberté immédiate de ces neuf hommes présumés innocents.
La Rédaction
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