Quévert : Rejet d'une requête
Mireille et Christian Georgeault et Gaël Roblin, interpellés dans le cadre de l'affaire de Quévert, avaient
déposé une requête afin que soient constatées les «conditions déplorables" de leur garde à vue, du 2 au 6 mai, à la
SRPJ de Rennes, puis dans les locaux de la DNAT, à Paris.
Ils ont assigné le ministre de l'intérieur et l'agent judiciaire du Trésor, en demandant au magistrat d'ordonner un
constat d'huissier afin d'établir notamment qu'il n'y avait ni lit ni couverture dans ces locaux, ni lieux de toilette,
ni local permettant de s'entretenir avec un avocat sans micro.
Les trois Bretons ont expliqué qu'ils n'ont pas été nourris, qu'ils n'ont pas pu dormir ni faire leur toilette pendant
la garde à vue, dont ils sont ressortis épuisés. Mireille Georgeault, qui n'est pas inculpée, est restée ensuite
plusieurs semaines en arrêt de travail tant ses nerfs avaient été secoués.
Face à ces dénonciations, l'avocat du ministre de l'Intérieur a souligné que "aucune réglementation ne précise les
conditions du repos et du repas au cours des gardes à vue". Et la procureure de la République, qui s'exprime au nom
du peuple français, a crié au scandale devant une telle assignation ! Les magistrats étant supposés surveiller les
conditions de garde à vue, il est tout simplement impossible que celles-ci ne se passent pas le mieux du monde...
Le président du tribunal de Paris a rejeté la requête des Bretons, Leur avocat, Me Tcholakian, a interjeté appel de
cette décision,
Un représentant du Comité européen contre la torture, qui a déjà condamné la France en raison de gardes à vue
douteuses, a rencontré Gaël Roblin à la prison de la Santé.
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