Page d'accueil Skoazell Vreizh  KANNADIG SKOAZELL VREIZH - n°8
BULLETIN D'INFORMATION DE SKOAZELL VREIZH

Novembre 2000


 Les prisonniers écrivent à Skoazell Vreizh


  Lorsqu'il a été arrêté, Paskal Laizé, de Fougères, était sous traitement médical et de kinésithérapie à la suite d'un accident de a circulation qui lui a brisé les deux rotules.

Lettre de Paskal Laizé      “(...)Je ne peux toujours pas me séparer de ma béquille, alors que d'après le chirurgien de Fougères, il y a longtemps que je devrais marcher à peu près normalement. Actuellement, j'ai des grosseurs dans les deux genoux, qui sont très douloureuses lorsque je plie les jambes pour marcher. L'une est apparue il y a trois mois, elle est maintenant de la taille d'un noyau de pêche, la seconde est apparue récemment. J'en avais fait part à la médecin du service, dès le début. Elle m'a donné des Efferalgan pendant une courte période, ce qui n'avait aucun effet sur la douleur (...). Deux mois après, j'ai eu mes premières séances de kinésithérapie, j'en ai parlé au kiné, qui m'a dit, en présence d'un médecin, que cela pouvait être le signe d'une infection.

   Une semaine plus tard, j'ai revu la médecin, qui était d'avis que cela devait venir du matériel orthopédique, mais dans le doute, on ne sait jamais, elle m'a prescrit un traitement antibiotique. Une dizaine de jours plus tard, j'ai été reçu par l'orthopédiste pour la deuxième fois en quatre mois et demi, il m'a confirmé la nécessité de l'ablation du matériel orthopédique des deux jambes. (...) A son avis, les grosseurs que j'ai aux genoux ne peuvent qu'être musculaires. Il a arrêté le traitement antibiotique. J'ai vu trois personnes, trois avis différents, il n'y a eu aucune analyse de quelque nature que ce soit, donc aucun traitement médical. D'après eux, ce n'est plus de leur ressort, ils ne peuvent rien faire.

   Quant au traitement orthopédique, il a été interrompu après un mois et demi à peine, à raison de 2 séances de 30 à 40 mn par semaine, avec interruption de quinze jours, en raison de l'absence du kiné, qui n'a pas de remplaçant...

   Un mois de kiné en quatre mois passés, je peux dire sans mentir que je m'auto-rééduque dans ma grande cellule de 9m², avec deux codétenus. Les contrôles nécessaires et même indispensables sont inexistants, à part la radio effectuée à mon entrée." ”

Paskal Laizé
La Santé, 13/09/2000



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