Les prisonniers écrivent à Skoazell Vreizh
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“Je garde un moral intact et une excellente santé, même si je n'ai toujours pas accès aux activités sportives, je m'arrange pour les exercices sportifs, un petit footing de 3/4 d'heure, 1 heure quand je peux le matin dans la cour de "promenade", il faut bien mettre des guillemets car 15 m sur 5 m tout en béton, j'étais habitué à autre chose pour mes balades... (...)
Je pense que les choses les plus difficiles à gérer sont l'infantilisation, c'est-à-dire que vous n'êtes maître de rien, on vous parle comme à des gamins ("Alignez-vous", "Silence", "En avant") et la désocialisation (enfermé 22 h sur 24, impossibilité de communiquer, essayez donc de manger seul pendant des mois face à un mur, ce n'est pas très convivial, les relations sociales sont quasi exclusivement masculines, je n'étais pas très habitué à cela non plus).
(...) Je prends cet enfermement comme la poursuite du combat politique que je mène à l'exérieur et j'attends avec sérénité la suite des évènements. Je pense que les militants doivent garder la tête haute, nous devons avoir que nous sommes une vitrine pour notre mouvement et pour a Bretagne (...). La dignité et le courage sont les moyens que nous avons pour continuer à résister à l'Etat oppresseur. La justesse de nos revendications et la pertinence de nos idées doivent nous aider à tenir."
”
Kristian Georgeault Fresnes, 20/09/2000
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Dans une lettre écrite le 6 octobre, Kristian Georgault explique qu'il ne reçoit plus le magazine en langue bretonne Bremañ. Un hasard? C'est sa fille Solenn, journaliste dans ce magazine, qui était en couverture du dernier numéro.
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