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Le diabète est une maladie grave, on peut en mourir, surtout en prison
A deux reprises déjà, Skoazell Vreizh a alerté la ministre de la Justice et la direction de l’administration
pénitentiaire sur l’état de santé d’Alain Solé (30/12/1999 et 22/07/2000).
La première fois, quand Alain Solé a été victime d’un coma diabétique, au début de son incarcération.
A l’époque, il était diabétique non insulino-dépendant. Il était ressorti de l’hôpital de Fresnes avec
un traitement sévère qui aurait dû être suivi à la lettre.
La seconde fois, M. Solé étant devenu diabétique insulino-dépendant (conséquence du traitement non suivi
en détention), nous sommes intervenus, Alain Solé étant mal soigné dans la prison où il se trouve.
La prise de doses fixes d’insuline, dans le genre de diabète dont il est atteint, est une aberration.
L’intérêt des soins par l’insuline est la modulation des doses suivant le taux de sucre dans le sang à
différentes heures de la journée, pour que ce taux reste le plus près possible de la normale.
Le soigner de la façon dont il l’est peut entraîner, de la même façon qu’au début de son incarcération,
un coma diabétique qui peut, cette fois, lui être fatal.
La mort d’un détenu diabétique, jeudi 24 août, à la prison de Toulon, nous conforte dans les deux
appels que nous avons faits en faveur de M. Solé.
Nous avons suffisamment alerté les autorités compétentes de l’Etat français, lesquelles devront assumer
leurs responsabilités pour le cas où la situation de santé de M. Alain Solé viendrait à se dégrader.
Skoazell Vreizh
29/08/2000
Ce communiqué, repris par l’AFP, a donné lieu à des articles le 30 août dans
Le Télégramme (“Inquiétude au sujet d’un prisonnier d’Emgann”), La Croix (une brève),
Libération (“Etat de santé alarmant pour un détenu breton”) et le 31 août dans Ouest-France (“Secours breton
s’inquiète pour un prisonnier”).
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