| |
Communiqué
Jérôme Bouthier victime d'humiliations et de brutalités gendarmesques
Le 22 octobre 2002, alors qu'il était extrait de la maison d'arrêt pour répondre à une convocation de la Cour d'appel de Paris, Jérôme Bouthier, prisonnier politique breton, a été victime, de la part des gardes mobiles chargés de son transfert, d'humiliations et de brutalités inacceptables. Comme tout détenu en transfert, il a subi plusieurs fouilles intégrales. Celle des gardes mobiles s'est révélée plus longue, plus pointilleuse que celles que Jérôme avait pu connaître auparavant ou que celles subies le même jour par les autres détenus en transfert.
Pour clore cet épisode déjà humiliant, les gardes ont demandé à Jérôme de s'accroupir, intégralement nu, et de tousser. Il leur a alors fait remarquer calmement que n'étant ni violent, ni dangereux, ce type de fouille ne se justifiait pas. Le chef de peloton a alors appelé les autres gardes mobiles présents qui ont fait tomber Jérôme Bouthier en le frappant au creux des genoux, ont plaqué sa tête contre le banc de ciment situé au fond de la cellule, recouvert de crachats et d'urine, l'ont menotté dans le dos de façon très serrée tout en bloquant physiquement son bras droit façon « clef anglaise ». Jérôme Bouthier restera plusieurs minutes ainsi maintenu, souffrant de douleurs intolérables au poignet et à l'épaule, qui le poussent à crier sa souffrance sans que les gardes ne réagissent. Lorsque les gardes le relâchent et retirent les menottes, il lui faudra plusieurs minutes pour retrouver la force de se relever et de se rhabiller. A son retour, le soir, à la prison, alors que son poignet et son épaule le font toujours souffrir, on lui refusera de voir un médecin. Ce n'est que le lendemain que le médecin de la prison établira un certificat médical ne faisant pas état de blessures graves.
Il n'en reste pas moins que ce type d'humiliation gratuite, ces violences inacceptables ne peuvent être tolérées. D'autant que ce n'est pas une bavure exceptionnelle. Quelques jours auparavant, dans les mêmes circonstances, d'autres prisonniers politiques ont subi les mêmes violences, avec des blessures plus importantes, et ont déposé plainte.
Skoazell Vreizh tient à faire connaître son indignation devant de tels agissements. Des courriers ont été envoyés au Premier ministre, au ministre de la Justice, au ministre de l'Intérieur, à la ministre de la Défense, tous responsables de la sécurité des prisonniers incarcérés dans les prisons françaises, leur demandant les mesures qu'ils entendent prendre face à ces brutalités.
SKOAZELL VREIZH 04/11/02
|
|
Accueil
Editorial
Historique
Rôle
F.A.Q
Lettre
d'infos
Boutique
Presse
Liens
Kannadig
Archives
Lexique
Participez
Financièrement
Soutien financier
Prélèvements
Dons
Concerts
et festoù-noz
Tronc
Skoazell Vreizh
Boutique
Skoazell Vreizh
Moralement
Pointez
vers ce site
Traductions
Ecrivez
aux prisonniers
Adresses
des prisonniers
Skoazell Vreizh vous
aide
Connaissez
vous vos droits ?
Guide
de la garde à vue
|