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Les trois accusés, Hubert Villieu Marchais, Regis Grandjean, et Thomas Baudoux, soutenus par plus de 60 personnes, se sont présentés au tribunal de Saint-Nazaire où ils ont été jugés pour des « dégradations » qui ont eu lieu dans la nuit du 19 au 20 avril 200 sur les communes d’Asserac et de La Baule. Les deux maires de ces communes ne se sont pas portés en partie civile.
Trois témoins se sont présentés à la barre : Annaïg Le Gars, présidente du groupe UDB Alternatif, au Conseil Régional de Bretagne ; Emile Granville pour Bretagne Réunie ; et Jean Ollivraud, scientifique à l’Université de Haute Bretagne.
Le procureur a relevé la banalité des faits sur la statue d’Olivier Gichard, qui est un travail d’artiste. Il demande pour chacun un travail d’intérêt général de 120 à 150 heures, ou 500 € d’amende.
A suivi une très bonne plaidoirie de l’avocat Erwan Le Moigne, qui plaide sur l’action militante. Cet avocat appartient au cabinet d’André Tinère, qui fait partie du pool de Skoazell Vreizh. Il rappelle les veux du Conseil régional de Bretagne sur la réunification, tout comme le conseil général de Loire-Atlantique. Il explique par ailleurs qu’il n’y a eu ni casses, ni dégradations…
Intervient le verdict du Président de la Justice : il y a requalification des faits, ce qui annule la poursuite pour dégradation. Les trois Bretons sont condamnés chacun à 500 € d’amende avec sursis.
(compte-rendu de Fulup Bonnet, membre de Soazell Vreizh)
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